Oum Hani

En-deçà de l’océan, des falaises, de la terre et des cailloux, du sable de l’Adgal Sahel (littoral Atlantique marocain), les femmes.

Oum Hani a 66 ans. Mariée à 14 ans, elle a mis au monde  16 enfants dont 14 ont survécu. Ahmed et Souad sont ses enfants .  Oum Hani ne connait pas le virtuel…

Oum Hani danse et joue de la taarija.

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22 réflexions sur “Oum Hani

  1. Elle aime la vie sans se poser de questions, les couleurs le disent et je ne lui en poserai pas, je la respecte en tant que femme et n’ai pas à juger de ses choix. Et puis si elle aime danser et jouer de la musique, si ses enfants sont souriants, c’est déjà tout un programme.
    (dans ma famille aussi, une femme a eu beaucoup d’enfants, je ne lui ai pas connu de sourire sous ce ciel gris, elle a vécu deux guerres et perdu 8 de ses 14 enfants. Je regrette de n’être jamais parvenue à lire en elle quelque émotion, j’étais trop jeune et elle déjà malade)

    • Saravati, la vitalité et la tendresse de cette femme m’épatent (bien d’autres sont à son image).
      Il semble qu’aucune des épreuves subies n’entament l’amour qu’elles dispensent et projettent,
      pas d’aigreurs, ni de regrets. Constat.

  2. je comprends pas où on voit la pitié devant un tel exploit; réussir à tenir debout et même danser après avoir mis debout presque les 15 de france

    • Qui me met en colère, mais je la tais auprès d’eux (maintenant !), ils ne comprendraient pas.
      Je partage ce que je vois, ce qu’ils m’offrent, généreusement, et le respect (quelle que notion que l’on ait du respect) s’impose.

  3. Ouais mais bon… elle me fait un peu pitié tout de même… résumer sa vie à ça : des enfants et un instrument de musique. Je comprends qu’elle ait le moral… si elle l’avait pas eu, elle aurait pas tenu. Elle me fait penser à ma grand-mère.

    • T’éprouve de la pitié pour elle, Francesco ? Faut pas… c’est d’une condescendance méprisante… je te dis tel que je le pense.
      La photo (j’allais écrire « ma photo ») n’est pas un résumé, n’est pas une synthèse ni une lecture en diagonale.
      Avoir le moral… elle ne sait pas ce que c’est, ne s’est jamais posé la question. Le quotidien pesait trop lourd pour en soulever le couvercle.
      Dis-moi, ta grand-mère, tu l’aimes ?

      • On va dire un peu de tristesse tout de même devant une vie réduite à si peu par la force des choses. Ça m’ paraît très injuste pour elle, même si elle a dû s’en contenter et sans doute s’en satisfaire.

        • Je poursuis, Francesco, puisque tu m’en donnes l’opportunité. Tristesse, voyons, ne sois pas triste, Elle ne l’est pas !
          Réduite sa vie, mais tu rêves en bon occidental… 14 enfants ? Tu imagines, mais c’est une « déesse », sa retraite est assurée, financièrement
          et affectivement (ce n’est pas moi qui parle). Tiens, elle t’offrirait un de ces goûters, parce qu’au Maroc on prend le goûter, vers 17/18 h,
          avec son pain d’orge, des olives, du thé brûlant, et elle se fendrait d’un gâteau, pensant que son « pain d’orge » est trop paysan !
          Elle se satisferait, oui, de ton sourire.

  4. Infini paysage de certains visages dont celui-ci empreint d’une vie si « pleine » des couleurs de son pays!
    Quant à la taarija ( + la nira et tant d’autres que de souvenirs…

    • Tu rirais beaucoup avec Oum Hani, pour rien, pour tout, le rire et le sourire, fils conducteurs…
      D’ailleurs, les femmes d’un certain âge, voire d’un âge certain, sont joyeuses comme s’il ne pouvait en être autrement.

      • je vois bien ça Frédérique, lucky you de la voir de près et merci de partager 🙂
        j’en connais des Oum Hani, ce sont des reines (Frapito U R wrong)
        ah, un jour un jour …

        • Un jour, un jour, les paysans de LF (Lala Fatna) peut-être se mettront en valeur, mettront en valeur leurs savoir-faire,
          leur « bio-technologie ». Et les « Oum Hani » cesseront d ‘échanger leurs objets traditionnels contre du plastique, pourront
          se soigner, envoyer les enfants à l’école, s’approvisionner en eau plus facilement, faire pousser à longueur d’année arômates
          et légumes, abreuver leurs bêtes, accepter de contrôler les naissances etc…
          L’assos est en train de naître… Un rêve qui mûrit depuis quelques décennies et qui est en train de se concrétiser.

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