Etranges étreintes

Chaleur dans ce 12 M2  peut-être un peu moins,  (salon, cuisine, chambre), chaque ustensile à sa  place, le fils et la mère ensemble, toujours, dans ce cocon sombre, douillet, dépourvu de toutes commodités. Achraf, le fils, perle de sueur, les ongles noircis par ses travaux. La mère lave, repasse, récure chez les bourgeois, les citadins de  « peu », qui la paient mal de son labeur. Les maîtres de maison sont plus généreux que  leurs  épouses.  Nous nous sommes rencontrées à la fontaine, elle et moi, et depuis nous nous étreignons,  de peur de nous perdre.

Smile

For the sake of feeling good

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21 réflexions sur “Etranges étreintes

  1. Moi qui aime les mots simplement pour les mots, j’aime beaucoup cette expression « étranges étreintes ». Elle sonne bien ! 🙂
    J’ai essayé de compléter la formule dans le même esprit. Si tu avais mis trente photos, on aurait pu dire ceci, en gardant le début de la logique de ta phrase :

    « Et trente étranges étreintes ! Etreins-je ? »

    Bon je sais, ce n’est pas très facile à prononcer de vive voix !

  2. J’aime ceci, ce que disent ces photos jusque dans leur essence… oui, j’aime ceci, quelque chose qui ressemble à mon enfance, chaque chose a sa place dans l’espace comme dans le coeur des êtres.

    merci

  3. Belles images.
    Attention, en mettant des petits bouts, même partiels du visage, on va finir par reconstituer le puzzle et voir apparaître le visage entier ! 🙂

    • Hommage à Larbia (traduction : l’arabe, elle est berbère !), c’est son prénom.
      Quant à son fils, Achraf, ce prénom signifie « noble ».
      Je (désolée pour le « je ») lui ai dit à Achraf « tu as de la chance d’avoir une
      mère comme elle » et à Larbia « peut-être as-tu de la chance d’avoir un fils comme
      lui ». Nos larmes, celles de Larbia, d’Achraf, les miennes, ont coulé. Le thé était
      encore chaud, le gâteau (qui sait la farine qu’il a coûté !), prêt. Nous avons dévoré
      l’instant.

  4. Oui, pour que la cocotte minute n’explose pas par un trop de tendresse!
    Les mains disent beaucoup et l’ affection d’un bras entourée; qui est la mère, qui est la fille de cette proximité du partage instauré?
    J’aime énormément la seconde photographie!
    A bientôt.

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